Monsieur Fromage

Antonio Fiori : Où est passé l’enrichissement de la France des dix dernières années ?

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Prônons l’« Excellence as a Service » ! En un sens, tous ses souvenirs différeraient de sa perception actuelle, car, si on les prend avec la multiplicité de leurs détails, deux souvenirs ne sont jamais identiquement la même chose. Afin de protéger nos intérêts dans cette grande révolution du numérique et fonder notre puissance à l’échelle internationale face aux géants du Cloud, il nous reste encore une carte à jouer ! Celle de l’expertise et de l’innovation qui font l’excellence de nombreux savoir-faire en France. Le mainstream du Cloud est saturé avec des acteurs puissants, des grandes marques du web, des pure-players et des opérateurs qui ont déjà marqué leurs positions auprès des usagers. Notre système éducatif, d’une très grande qualité, ne forme pas suffisamment d’ingénieurs, de développeurs et de techniciens. Mais nous ne voyons pas pourquoi l’on ferait difficulté d’accorder que dans ce qui tient aux facultés morales de l’homme, comme dans ce qu’on nomme proprement l’esprit, le génie, le caractère, les variétés de races ou même les variétés individuelles ont un champ plus libre que dans ce qui tient à l’organisation des facultés par lesquelles nous acquérons la connaissance des objets physiques et de leurs rapports. Le rapport ne le dit pas clairement, mais les Français payent depuis une vingtaine d’années le prix de l’endoctrinement anti-libéral de leurs dirigeants, dans un monde de plus en plus interconnecté, dynamique, concurrentiel, où seuls les peuples et les gouvernements qui font confiance au marché et à l’initiative individuelle se développent et s’enrichissent. Les rares ressources qui sortent de nos écoles sont tentées de partir à l’étranger afin de trouver une situation économique et un avenir meilleur. Il faut revoir l’équilibre de notre système, en proposant des mesures rassurantes, motivantes et dynamisantes qui encouragent l’emploi de nos talents dans les frontières de l’hexagone. Le business n’est pas une prérogative de l’État. Mais derrière la façade de notre convergence retrouvée, il faudra surveiller les tendances de productivité. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Les étoiles sont dans le ciel pour rappeler aux mortels l’objectif vers lequel ils doivent tendre ». Même si cette dernière a pu transitoirement se redresser par effet de sélection en Espagne, que se passera-t-il lorsque les secteurs de service à faible qualification redresseront leur part dans l’économie ? Parmi tant d’influences plus viles, les intérêts évidents et généraux de la société ont eu naturellement une part, et une part importante, dans la direction des sentiments moraux : moins cependant pour leur propre valeur, que comme une conséquence des sympathies ou des antipathies que ces intérêts engendrent. Clairement un écrasement des écarts de coûts unitaires qui s’étaient formés au cours des décennies 90 et 2000. Fruit on le sait des politiques de dévaluation interne. Mais cette correction ne fait qu’entériner nos écarts de productivité et de niveau de développement. Elle ne conduira ultérieurement à leur correction que si l’investissement et l’emploi embrayent. En revanche pour ce qui est de la mobilité. Si le patient français est relativement protégé grâce au réseau de pharmacies, ainsi que la qualité et la sécurité des circuits de distribution, il n’est pas non plus à l’abri. Nous savons que les budgets de la politique de la ville sont historiquement et constamment inversement proportionnés à ses objectifs, et sans renier les bienfaits de la rénovation urbaine, force est de constater que les aides ont été parfois saupoudrées et que la l’investissement social a été trop modeste, de telle manière que les effets attendus n’ont pas toujours été au rendez vous. Ainsi, le pétrole de schiste ayant permis aux USA d’attendre une autosuffisance énergétique allant jusqu’à pouvoir prétendre devenir exportateur ne soulève pas moins de questions sur l’impact écologique de cette nouvelle forme de production. Mais quand la raison humaine est enfin assez mûrie pour renoncer franchement aux recherches inaccessibles et circonscrire sagement son activité dans le domaine vraiment appréciable à nos facultés, la philosophie positive lui procure certainement une satisfaction beaucoup plus complète, à tous égards, aussi bien que plus réelle, de ces deux besoins élémentaires. En considérant même celle-ci aux temps de son plus grand ascendant, à la fois mental et social, c’est-à-dire, à l’état polythéique, l’unité intellectuelle s’y trouvait certainement constituée d’une manière beaucoup moins complète et moins stable que ne le permettra prochainement l’universelle prépondérance de l’esprit positif, quand il sera enfin étendu habituellement aux plus éminentes spéculations. C’est dans un dialogue entre industriels et prestataires de services que doit se concevoir cette usine du futur. Néanmoins, il faut franchement reconnaître cette impossibilité directe de tout ramener à une seule loi positive comme une grave imperfection, suite inévitable de la condition humaine, qui nous force d’appliquer une très faible intelligence à un univers très compliqué. Mais, cette incontestable nécessité, qu’il importe de reconnaître, afin d’éviter toute vaine déperdition de forces mentales, n’empêche nullement la science réelle de comporter, sous un autre aspect, une suffisante unité philosophique, équivalente à celles que constituèrent passagèrement la théologie ou la métaphysique, et d’ailleurs très supérieure, aussi bien en stabilité qu’en plénitude. Pour en sentir la possibilité et en apprécier la nature, il faut d’abord recourir à la lumineuse distinction générale ébauchée par Kant entre les deux points de vue objectif et subjectif, propres à une étude quelconque.

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