Monsieur Fromage

Antonio Fiori : Zone euro , des divergences ingérables

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Partout où il y a une classe dominante, presque toute la morale publique dérive des intérêts de cette classe et de ses sentiments de supériorité. Filiale du holding SNI, Managem s’active, au stade de l’exploration voire de l’exploitation, dans sept pays, notamment en Afrique centrale et orientale : Soudan (or), RDC (cuivre et cobalt), Gabon (or), Congo (or). L’absurdité est la même à confondre ou à identifier avec un terme quelconque de la progression hiérarchique tous ceux qui le précèdent ou qui le suivent. L’idée de force, bannie de l’école cartésienne, remise en honneur dans la philosophie de Leibnitz, fournissait à Newton l’explication admirable des plus grands phénomènes de l’univers ; à l’imitation de Newton, les géomètres, les physiciens, les chimistes employaient tous, sous diverses formes, l’idée de force ou d’action à distance ; les physiologistes proclamaient la nécessité d’admettre des forces vitales et organiques pour l’explication des phénomènes que présentent les êtres organisés et vivants ; le bon sens répugnait à ce que l’on ne vît dans les animaux que des machines ou des appareil Cependant la métaphysique de Descartes n’avait pu se soutenir nulle part, comme principe de l’interprétation scientifique de la nature. Mais, tandis que la distinction de Bichat a été amenée par les progrès de l’observation scientifique, il semble que la métaphysique, en se raffinant, n’ait pu se contenter d’une distinction sentie par le vulgaire, sur laquelle, dès le berceau des civilisations, ont été fondées les morales et les religions. De là le calcul infinitésimal, dont la vertu propre est de saisir directement le fait de la continuité dans la variation des grandeurs ; lequel est par conséquent accommodé à la nature des choses, mais non à la manière de procéder de l’esprit humain, pour qui il n’y a de sensibles et de directement saisissables que des variations finies. La BCP vient de porter à 75 % sa participation dans le groupe Banque Atlantique. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois » Quelqu’un qui vous comprend, même au bout du monde, est comme un voisin ». Les limites trouvées sont précisément les valeurs qui conviennent dans le cas d’une variation continue ; et ces valeurs se trouvent ainsi déterminées d’après un procédé rigoureux, quoique indirect, puisque ce passage du discontinu au continu n’est pas fondé sur la nature des choses, et n’est qu’un artifice logique, approprié à nos moyens de démonstration et de calcul. La méthode dite des limites consiste à supposer d’abord une discontinuité fictive dans les choses soumises réellement à la loi de continuité ; à substituer, par exemple, un polygone à une courbe, une succession de chocs brusques à l’action d’une force qui agit sans intermittences ; puis à chercher les limites dont les résultats obtenus s’approchent sans cesse, quand on assujettit les changements brusques à se succéder au bout d’intervalles de plus en plus petits, et par conséquent à devenir individuellement de plus en plus petits, puisque la variation totale doit rester constante. C’était avancer dans la voie de l’abstraction : car, tandis que, par l’algèbre ancienne, sans rien spécifier sur les valeurs numériques de certaines quantités, on avait toujours en vue des quantités arrivées à un état fixe et en quelque sorte stationnaire, maintenant la vue de l’esprit, embrassant une série continue de valeurs en nombre infini, portait plutôt sur la loi de la série que sur les valeurs mêmes ; et en même temps que les symboles algébriques, originairement destinés à représenter des nombres ou des quantités discrètes, se trouvaient ainsi appropriés à la représentation de la loi d L’idée de Descartes fut de distinguer dans les formules de l’algèbre, non plus (comme on l’avait fait avant lui) des quantités connues et des quantités inconnues, mais des grandeurs constantes par la nature des questions, et des grandeurs variables sans discontinuité : de façon que l’équation ou la liaison algébrique eût pour but essentiel d’établir une dépendance entre les variations des unes et les variations des autres. Nous prétendons que cette distinction donne la clef des actes les plus vulgaires de l’esprit comme celle des méthodes dont l’emploi est réservé aux philosophes et aux savants, en même temps qu’elle rend compte d’un grand nombre de particularités de l’organisation sociale. Nous espérons démontrer que la distinction la plus propre à éclairer la théorie de l’entendement humain, est celle de la continuité et de la discontinuité dans les objets de la pensée : soit qu’il s’agisse de phénomènes sensibles, ou bien de qualités et de rapports purement intelligibles mais qui subsistent entre les choses ou dans les choses indépendamment de l’esprit qui les conçoit. La nature des choses humaines, en opposition avec certaines théories à l’usage des esprits spéculatifs, maintient encore ici des transitions continues entre les termes qui restent parfaitement distincts, tant que l’attention n’est fixée que sur les cas extrêmes. L’intensité de la sensation dépend, toutes circonstances égales d’ailleurs, du temps écoulé depuis l’instant de l’immersion ; et la continuité dans l’écoulement du temps rend suffisamment raison de la continuité dans la variation d’intensité de la sensation produite ; mais cette sensation n’est pas pour cela une grandeur mesurable que l’on puisse rapporter à une unité et exprimer numériquement. On reconnaît généralement que les forces dont il s’agit, et qui se développent, par exemple, à l’occasion du choc de deux corps, ne sont point hétérogènes aux autres forces de la nature, telles que la pesanteur, qui ont besoin d’un temps fini pour produire un effet fini. Déjà les physiciens et les géomètres n’admettent plus l’existence de ces forces que l’on qualifiait de discontinues, et auxquelles on attribuait la vertu de changer brusquement la direction du mouvement d’un corps et de lui faire acquérir ou perdre une vitesse finie dans un instant indivisible. Quand prévalut la méthode d’autorité, vérité ne signifia guère que foi catholique. Pour lui, la vérité n’est qu’un château fort qui lui appartient en propre. Aussi, des minces comptes rendus que nous avons de ces disputes, nous pouvons dégager une douzaine ou plus d’opinions professées en même temps par différents maîtres sur la question du réalisme et du nominalisme. Ce que doivent être ces règles, voilà la principale question dans les affaires humaines ; mais si nous exceptons quelques-uns des cas les plus saillants, c’est celle vers la solution de laquelle on a fait le moins de progrès. Donc quelques règles de conduite doivent être imposées par la loi d’abord, et puis par l’opinion pour beaucoup de choses sur lesquelles l’action de la loi ne peut s’exercer. Tout ce qui donne quelque valeur à notre existence, dépend de la contrainte imposée aux actions d’autrui. De plus, la volonté du peuple signifie dans le sens pratique la volonté de la portion la plus nombreuse et la plus active du peuple, la majorité, ou ceux qui réussissent à se faire accepter pour tels. Comme il s’agissait dans cette lutte, de faire émaner le pouvoir gouvernant du choix périodique des gouvernés, quelques personnes commencèrent à croire qu’on avait attaché trop d’importance à l’idée de limiter le pouvoir lui-même. Peu à peu, ce nouveau besoin de gouvernants électifs et temporaires, devint l’objet principal des exertions du parti populaire partout ou il en existait un, et alors on abandonna assez généralement les efforts précédents pour limiter le pouvoir des gouvernants. Il n’en fut pas de même pour le second ; et d’y parvenir, ou quand on le possédait déjà jusqu’à un certain point, d’y parvenir plus complètement, devint partout le principal objet des amants de la liberté.

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